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A notre époque, il existe peu de cas véritablement atypiques dans le monde des jeunes pianistes. Samir El Ghoul est le produit évident d’un multiculturalisme complexe et profondément enraciné, ainsi que d’une convergence saisissante de tendances musicales diverses, qui s’expriment dans son maniement d’une vaste palette d’émotions et d’images.

Ancien boursier et diplômé de l’École Normale de Musique de Paris, il a bénéficié d’un très fructueux périple académique et artistique commençant par son entrée au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il a étudié sous la direction de Margarita Feodorova et d’Elisso Virsaladze.

Samir El Ghoul a reçu le troisième prix de la 25ème Rencontre Internationale de Jeunes Pianistes de Senigallia (Italie), et le premier prix du concours W.A. Mozart en Équateur. Il fut également primé dans la 9ème édition du Festival de l’Institut Français de Piano (Scola Cantorum de Paris) ainsi que boursier de la Fondation Claudio Arrau, Santiago (Chili) et du Comité Albert Roussel (France).

En l’an 2000, il s’est produit comme soliste avec l’Orchestre Symphonique de Washington D.C. lors d’un concert donné au siège de l’Organisation des États Américains. Ensuite à Los Angeles, ou il fut élève de Valentina Bravak-Gottlieb (Université de l’État de Californie), eut lieu sa rencontre avec Alicia De Larrocha et Cristina Ortiz.

Accompagné des maîtres français Roger Muraro, Jean-Efflam Bavouzzet et Dominique Merlet, il a eu l’occasion de réviser des œuvres d’Olivier Messaien et Gabriel Fauré. Des compositeurs tels que Roussel, Dukas, Cimarosa, Medtner, Taneyev, Scriabine et Tchaïkovski ont souvent occupé une place dans ses concerts. Cette expression de défi esthétique par rapport à certaines postures musicales généralisées s’est complétée par une préférence, visible et tardive, pour le répertoire russe.

Ses récitals ont eu lieu sur les scènes de nombreuses villes en Finlande, Italie, Équateur, Angleterre (Bolivar Hall de Londres et l’Université de Liverpool), Russie (Salle Rachmaninov), Belgique (De Rode Pomp), au Liban (Festival Al Bustan), en France (Centre Culturel Syrien, Cité Internationale des Arts, Salle André Marshall) etc.

Lors d’un concert à l’Institut Goethe de Paris en 2003, Samir El Ghoul exécuta la première de « Komplikationen » de l´allemand Jehuda Ewert. La « Suite pour piano » et plusieurs cycles vocaux du même compositeur sont en cours de préparation. De même, il présenta à Londres la première mondiale des cinq derniers préludes pour piano du cycle « 24 préludes et demie » de l´équatorien Arturo Rodas.

Ce jeune artiste libanais né en Équateur est l´initiateur et mentor du concert «Pianos en Paix ». Son idée est surgie au tout début de la dernière guerre au Moyen Orient, et c’est l’association française «Parler en Paix» qui a accueilli cette initiative en faveur des principes de paix entre les peuples juifs et arabes. Le projet compte avec le soutien de l’UNESCO.